Arrêtons deux secondes avec l'histoire des émissions de dioxyde de carbone parce que c'est une grosse confusion qu'on croît trop souvent sur ces formulaires administratifs. Pour lever le voile définitivement sur ce mystère de papeterie administrative, la fameuse mention P.6 ne concerne pas du tout les rejets polluants mais désigne bel et bien la puissance administrative nationale, plus communément appelée les fameux chevaux fiscaux. C'est un chiffre absolument fondamental puisque c'est précisément lui qui détermine le montant de la redevance régionale lors de l'établissement du titre. Pour illustrer concrètement mon propos avec les données chiffrées officielles du secteur, prenons l'exemple d'une berline compacte essence standard affichant une valeur de sept chevaux fiscaux dans cette fameuse case. Avec un tarif moyen du cheval fiscal fixé à environ 45 euros dans l'Hexagone, rien que pour cette ligne administrative, le propriétaire doit s'acquitter d'une somme de base s'élevant à 315 euros uniquement pour la taxe régionale, sans même inclure les frais de gestion fixes de 11 euros ni la redevance d'acheminement de 2,76 euros. Si on extrapole avec un modèle un peu plus énergivore affichant une puissance administrative de dix chevaux, la note grimpe immédiatement à 450 euros rien que pour ce paramètre, ce qui représente une part non négligeable du budget global d'immatriculation. Je me rappelle d'ailleurs avoir commis une bourde monumentale lors de l'achat de ma première sportive d'occasion en confondant justement les caractéristiques techniques du moteur et ces données administratives, ce qui m'avait valu une petite sueur froide au moment de régler la facture finale au guichet. Bref, tout ça pour dire qu'avant de s'arracher les cheveux sur la fiscalité, autant regarder directement la bonne ligne sur le document rose pour éviter les mauvaises surprises au moment de budgétiser l'achat de sa nouvelle monture à quatre roues.